Leçon de courage et tour d’horizon de la médecine naturelle et holistique

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Aujourd’hui c’est un article un peu différent que j’écris, puisqu’il revient sur le parcours santé très particulier de Flappy, un vrai parcours du combattant.
Énormément de bas, de gros bas, avec régulièrement de très mauvaises  nouvelles. J’ai navigué, démunie, entre les vétérinaires, ne comprenant généralement pas grand chose de leur jargon et de ce que je devais attendre de l’avenir.

Heureusement, un peu de hasard et des heures de recherche sur internet m’ont amené à découvrir d’autres médecines, à avoir une vision d’ensemble de sa condition physique, et, test après test, un pas après l’autre, nous avons progressé sur cette pente glissante, avec de nombreuses chutes bien sûr, mais on progresse inexorablement.

En octobre 2011, alors qu’il n’avait pas encore un an, je l’ai emmené en consultation très inquiète, car mon chien ne marchait plus. Il avait commencé à refuser les balades dans le quartier, puis au parc. Même à la maison il ne se levait presque plus, préférant se déplacer assis. Le précédent véto que j’avais consulté avait balayé le problème d’un revers de main, parlant d’hypocalcification. C’était donc dans une clinique high tech que je me suis rendue cette fois. Et je suis sortie avec un diagnostic à la hauteur de leurs équipements: dysplasie des hanches (et tristement, tout le monde voit de quoi il s’agit ) et syndrome de chiari (Le syndrome d’Arnold-Chiari est une malformation congénitale du cervelet. Cette maladie rare est due au fait que la partie inférieure du cervelet, au lieu de reposer sur la base du crâne s’engage dans le trou occipital normalement occupé par le tronc cérébral ). J’ai dû harceler le vétérinaire pour qu’il daigne m’expliquer ce qui nous attendait. Et en somme, voilà la conséquence: se déplacer, ça va être dur.

Ca a été le début de l’adaptation, après un torrent de larmes (soyons honnêtes, plusieurs), j’ai débuté mes recherches. Sont arrivés en livraison express un panier à mémoire de forme, des croquettes sans céréales et les premiers compléments pour les articulations (glucosamines et chondroprotecteurs). La partie facile en quelque sorte, la partie technique. Restait la plus dure: comment rendre heureux ce chien, qui après seulement quelques mois de vie , se retrouvait sinon dans l’incapacité, au moins face à de grandes difficultés, pour faire tout ce qu’il aimait.
C’est à cette époque que j’ai découvert le clicker (qui, en y repensant aujourd’hui, a été le point de départ de ce qui est aujourd’hui une aventure professionnelle). Nous avons commencé à apprendre des tricks, je tâtonnais beaucoup mais lui, il a tout de suite pigé le truc. Et il a adoré. Alors nous avons mis en place nos petites séances journalières, où il était toujours partant, toujours content, même les jours où les sorties avaient été un calvaire car il ne voulait plus avancé passées les 10 premières minutes. C’est un peu cela qui nous a tenu.

Un an plus tard, face à ses accès de fatigue et des problèmes de digestion, j’ai pris mon courage à deux mains et l’ai passé au BARF. Chose inquiétante, coincée entre les détracteurs hurlant aux carences et les fadas vilipendant quiconque émettant le moindre doute, je n’en menais pas large. Mais c’est probablement une des meilleures choses que j’ai pu faire pour lui en 6 ans.
Si le clicker et mes efforts pour diversifier au maximum ses lieux de sortie et ainsi le motiver à marcher, ont eu un effet très bénéfique sur son moral, physiquement il était toujours très à la peine.
Le changement a pris du temps mais il s’est vu très rapidement: moins de fatigue, une digestion plus facile et des muscles qui revenaient. Un autre petit pas vers une vie plus confortable.

Malgré tout, c’était dur. Pour lui, parce qu’être limité ainsi à 2ans, c’est vraiment difficile, et pour moi qui avais attendu ce chien toute ma vie ou presque. On se retrouvait souvent en conflit, je ne comprenais pas pourquoi il était si bien le matin et si récalcitrant le soir, pourquoi d’un seul coup il s’arrêtait de marcher et refusait de faire un pas de plus, pourquoi il refusait d’emprunter certains chemins. Enfin si, intellectuellement, j’étais capable de comprendre certains de ces comportements (mais pas tous), seulement les émotions prenaient souvent le dessus et j’avais bien du mal à agir de façon logique et utile.

C’est dans ce contexte que j’ai eu un chien en famille d’accueil. Un chiot plus exactement. Et là, magie! Il y aura toujours des choses auxquelles seul un autre chien parvient. Et redonner véritablement le goût à la vie à mon taciturne de petit chien en fait partie. Pas une balade ne se passait sans que les 2 chiens jouent ensemble et je pense que je l’ai plus vu courir durant ce mois que pendant les deux années précédentes.
Et donc, quand le petit a rejoint sa famille, nous avons adopté Linux.
Une petite paranthèse dorée, les chiens se sont tout de suite très bien entendus, les balades sont devenues plus agréables, je me suis détendue, bref tout allait enfin mieux.

Et ceux qui vivent avec un chien malade le savent bien, c’est à ce moment là qu’il vous en tombe un sur le coin de la figure.
C’est donc en avril 2013 que nous avons diagnostiqué la spondylose (ossification des articulations de la colonne vertébrale). Initialement, je l’avais déposé pour lui faire poser des implants en or au niveau des hanches (anti inflammatoire naturel). Après un appel de l’ASV m’annonçant que tout s’est bien passé, je venais donc récupérer mon chien, le coeur plein d’espoir pour notre vie future. Que nenni!
Donc, nouveau coup de massue, j’ai tenté de retenir mes larmes devant un véto m’expliquant que notre meilleure solution résidait dans une rééducation.

C’est ce que nous avons donc fait, de façon tout à fait amateur. Après quelques mois de plages, marches dans l’eau et herbes hautes, il y a effectivement un mieux.
Nous allons alors connaître deux ans de trêve, la période la plus simple et apaisante à ce jour.

Nous avons roulé notre bosse comme ça, avec un copain chien, une alimentation de qualité, des compléments alimentaires, des balades variées et des activités motivantes ( et des consultations d’ostéopathies mais j’y reviendrais ensuite). Jusqu’à la première nuit de juillet. Minuit trente, une série d’éternuements et 1 heure plus tard nous étions aux urgences. Entre cris de douleur et halètements, clairement ça n’allait pas du tout.
Sauf que le fait qu’il n’allait pas bien été à peu près la seule chose claire, pour moi…. comme pour l’équipe vétérinaire. Morphine, hospitalisation, examens, caisson à oxygène, on trouve des choses (dont l’évolution du syndrome de chiari en syringomyélie – l’écoulement du liquide cérébro-spinal est obstrué), mais rien ne pouvant expliquer un tel état. Au bout d’une semaine, on me rend mon chien en me disant que si ça ne va pas mieux, il faudra songer à lui ouvrir la tête.

S’en suit une période d’alternance entre légers mieux et gros coups durs. Mon chien était incapable de marcher plus de 10 minutes, la moindre petite activité, même non physique, le lancait dans une crise d’hyperventilation pouvant durer une heure. Et bien sûr la canicule était venue me prêter main forte.

Un groupe facebook dédié à la médecine naturelle- vis medicatrix naturae -m’a aidé à soulager un peu sa peine, notamment avec l’ajout de curcuma comme anti inflammatoire. J’y ai trouvé quelques solutions médicales, le bouillon d’os, les cataplasmes, qui aidaient un peu mon chien, mais surtout je me sentais moins seule.

Nous en étions arrivé à un stade où nous envisagions l’euthanasie, un mois plus tard nous ne voyions toujours pas le bout du tunnel. Ce qui la sauvé finalement ce sont des congés et le hasard du web.
Mon conjoint était en vacances et il était hors de question de dire au revoir à notre chien sans qu’il ne soit là. J’avais vu passer le nom d’une ostéopathe près de chez moi sur facebook, la mienne ayant obtenu un mieux mais ne pouvant me prendre d’urgence, j’ai décidé de tenté le coup.

Et aujourd’hui, il est toujours là. 1 an de consultation mensuelle, voir bi mensuelle, pour travailler doucement, à son rythme, un corps bien meurtri par des années de problèmes articulaires et proprioceptifs. Je ne remercierais jamais assez cette vétérinaire pour sa patiente, son implication et son talent. Au terme de cette année, nous avons établi avec sa collègue un programme de rééducation, histoire de remettre un peu de muscles autour des os et articulations que nous bichonnions depuis si longtemps.

A l’automne 2016, je pensais que nous étions arrivés au bout des progrès possibles. Et cela ne me suffisait pas. Bien sûr, rien n’était comparable à l’enfer que nous avions vécu. Mais il fatiguait vite, me semblait souvent avoir le moral dans les chaussettes. Heureusement les séances de fitness lui donnaient toujours la pêche, étrange que ces exercices, pourtant difficiles pour lui, lui plaisent tant. Mais il rechignait sur tout le reste, régulièrement, les balades, ses gamelles, même la recherche d’objet parfois, bien qu’il adore ça.
Et puis une amie m’a appelé. Elle venait de découvrir une autre approche de l’ostéopathie et été convaincue qu’elle ferait beaucoup de bien à Flappy.

Et elle avait raison. En janvier, nous prenions la route à plusieurs pour 600km, à la découverte de cette méthode, le travail sur la force de traction médullaire. Voilà un court aperçu, permettant d’en comprendre le principe: Il est possible de schématiser le phénomène en considérant que la moelle épinière est un fil et les vertèbres des perles, le tout formant un collier. Si les perles grossissent mais que la longueur du fil reste la même, le fil est mis sous tension.
Selon  l’approche de cette vétérinaire, cette tension très importante chez mon chien, n’a cessé de lui poser problème. A t elle raison sur la causalité de ses pathologies? Aucune idée, cela dépasse de loin mes compétences médicales.
Mais toujours est il que, en 6 mois, après 3 consultations, c’est un chien bien plus confortable qui vit aujourd’hui avec moi. Auparavant, il se sentait bien le mois suivant la consultation d’ostéo puis son corps retombait dans ses travers et il devait y retourner pour une nouvelle séance. Voilà qui est bien fatiguant pour un si petit corps. Il est maintenant dans cet état de façon constante.

Bien sûr il n’est pas guéri, il ne le sera jamais et la pathologie cardiaque du cavalier est venue se joindre au bal. Mais à presque 7ans, après 6ans de maladie, une apathie qui a duré 2 ans, après avoir failli mourir à 5 ans , après 2 autres années à travailler pour retrouver sa mobilité, il a enfin une vie de chien. Il sort plus d’1h par jour, a repris la recherche d’objet avec plaisir, mange avec appétit, n’est pas le dernier pour embêter ses frère et soeur et s’éclate toujours autant dans ses exercices de proprioception et musculation.

Un combat de 6ans pour une grande leçon: prenez soin du corps de vos chiens. Qu’ils soient en pleine santé ou malades, une alimentation de qualité, des compléments adaptés, une attention apportée aux tensions pouvant apparaître, une musculation solide et une conscience de soi affinée, peuvent changer beaucoup de choses, sinon tout.
La médecine classique a été une béquille à certains moments, et reste incontournable pour ses problèmes de coeur, mais si Flappy est toujours parmi nous aujourd’hui, c’est grâce à une approche holistique de son cas.

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