Le bon moment

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En entrainement, le « quand » est un facteur clé: quand récompenser, quand travailler, quand s’arrêter.
Comme ce n’est pas toujours si simple faisons un petit topo.

Quand récompenser pour renforcer

La récompense doit être une conséquence immédiate du comportement qu’elle veut renforcer. Si on veut que le chien puisse faire le lien entre le comportement que l’on souhaite voir répété et une conséquence agréable (et donc recherchée), il ne faut pas qu’il ait le temps de faire autre chose avant que la récompense arrive.
Par exemple, vous enseignez le assis à votre chien. Il pose ses fesses au sol, bingo c’est le moment de récompenser. Donc vous sortez votre sachet de votre poche, vous l’ouvrez, extirpez une friandise du sachet et enfin lui donnez. Entre temps, votre chien aura pu faire un tas d’autres comportements: regarder une personne passer, se lécher le nez, se relever etc. Quel comportement va t il alors associer au renforçateur? Le fait de s’assoir, le fait de regarder quelqu’un passer assis, le fait de se lécher le nez, le fait de s’assoir puis de se relever, ou même de se mettre debout?

En phase d’apprentissage, il faut être rapide, ne pas laisser de doute. Plus on est clair et précis, plus les apprentissages sont rapides et satisfaisants pour tous. Soyez donc prêt à récompenser vite si vous voulez renforcer le bon comportement: une pochette bien pensée, de petites récompenses de bonne valeur faciles à saisir et hop, on est paré.

La fréquence de distribution

Dans la continuité de la vitesse où on donne la première friandise, il y a la vitesse à laquelle on donne la suivante.
Cela ne s’applique pas à tous les comportements mais à un certain nombre tout de même: une marche au pied ou en laisse détendue, une tenue de place, une position etc.
Nous faisons souvent l’erreur d’augmenter notre critère trop vite, d’attendre trop longtemps avant de confirmer au chien qu’il produit bien le comportement souhaité. Nous attendons que le chien fasse faux, avant de lui remontrer ce qui est juste. Ce n’est pas un drame en soit mais c’est bien dommage. Non seulement c’est moins efficace, mais c’est aussi bien moins fun pour le chien.

Gardons donc en tête que lorsque nous enseignons un comportement à notre chien, il faut être progressif dans nos critères. Il faut plusieurs répétitions avant que le chien soit sûr de ce que nous attendons de lui, commençons donc avec une fréquence de renforcement élevée, puis diminuons là progressivement.

Quand travailler

Il y a un temps pour renforcer, mais il y a aussi un temps pour s’entrainer.

En éducation, l’environnement compte, on sait qu’on ne commence pas l’apprentissage du assis dans un centre équestre, mais plutôt à la maison, contexte connu, maîtrisé par le chien et peu stimulant.

Le moment de l’entrainement fait partie cet environnement. Où se situe t il dans la vie de votre chien? Après un long moment de solitude? A l’heure de la sieste? A l’heure où il sait que les lapins sortent de leur terrier? A l’heure de la gamelle? Pas les meilleurs timings. Tout comme nous, le chien n’est pas toujours disponible pour apprendre. Cela lui demande de la concentration, de la réflexion, de renoncer à faire autre chose.

Pour un entrainement efficace ET sympa (j’insiste là dessus, travailler avec son chien ne doit pas juste donner des résultats, cela doit être plaisant pour le chien – et soit dit en passant, c’est notamment le plaisir qu’il procure qui rend le dit entrainement efficace), choisissez bien votre moment: pas quand il excité ou fatigué, pas quand il attend fermement tout autre chose, pas quand vous êtes un peu ailleurs non plus. Entrainez vous quand vos cerveaux sont tous les deux frais et dispos pour s’y consacrer.

La durée d’une séance

Une fois déterminé que c’est le bon moment pour un entrainement, comment déterminer qu’il est temps de s’arrêter?

De façon général, mieux vaut trop court que trop long.
Nos chiens ont de nombreuses raisons de se désengager d’un exercice ou d’une activité: la fatigue d’abord (réfléchir est fatiguant), la frustration ensuite (mauvaise gestion de notre part: trop de mise en échec/ récompenses de valeur trop faible/ mauvais ratio ou timing de renforcement), un environnement stimulant, la lassitude (certains chiens n’aiment pas la répétition)…

En faisant trop long, on risque d’apprendre à notre chien que le comportement en cours/ l’activité en cours/ le jeu avec nous, n’est pas si fun. Contre productif.

La durée idéale dépend du chien, du jour, de l’heure, de l’exercice en cours, de la nature de la récompense, des événements précédents et de tout un tas d’autres facteurs. Avec l’habitude, on sait définir approximativement cette durée.

Faire des pauses régulières est utile, à la fois pour lui permettre de se reposer, mais aussi pour lui donner l’opportunité de nous dire si il en veut encore.

 

Maintenant que vous maitrisez mieux le timing, back to training ;).

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