Un bon chien est un chien comblé

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Je parlais la semaine dernière de l’importance de la sortie du chien sur son équilibre au quotidien, et donc par extension sur sa capacité à suivre nos règles et répondre à nos demandes.

Aujourd’hui je vous propose d’aller plus loin et de parler de l’équilibre tout court.

Si il est difficile de réellement parler de bonheur pour nos animaux de compagnie car il est complexe de définir ce qui devrait se trouver derrière ce mot, on peut sans aucun doute parler de bien être.

Selon le Larousse, le bien être c’est : État agréable résultant de la satisfaction des besoins du corps et du calme de l’esprit.

En tant que propriétaires de chiens, nous devrions tous veillez à leur bien être pour trois raisons:

  • Par obligation. C’est notre responsabilité en tant que détenteur légal de veiller au bien être de l’animal dépendant de nous.
  • Par empathie, amour, respect (choisissez le ou les mots vous convenant le mieux). Avoir un animal est un choix, bien souvent motivé par notre attrait pour cette espèce, qui mène à une vie commune quotidienne ou presque. On ne souhaite que du bien aux membres de notre famille, et le chien en est un.
  • Par intérêt. Avoir un chien qui sait accepter les contraintes de la vie humaine et est capable de répondre aux demandes que nous lui faisons, c’est une nécessité pour une vie commune agréable. Et tout cela, ce n’est possible que si le chien est dans un état général de bien être.

Mais si être dans un état de bien être signifie être comblé dans ses besoins physiques, mentaux et émotionnels, quels sont ils?

Si il y a des cas particuliers, globalement on peut dire que les besoins du chien sont les suivants:

  • Un état physique satisfaisant: bonne alimentation, prise de boisson adaptée, repos de qualité, traitement des affections, soin de corps
  • Une relation avec l’humain non stressante: méthodes d’éducation respectueuses, attentes claires et comportement de l’humain cohérent.
  • De la dépense physique
  • De la dépense mentale
  • Des activités masticatoires.
  • Des interactions sociales
  • La possibilité de suivre ses pulsions: creuser, poursuivre, se rouler, jouer etc
  • Pour les individus non stérilisés, on peut trouver le besoin de reproduction.

 

 

 

 

Pour ce qui est des premier et dernier point, cela n’est pas de mon ressort. Je vous invite à faire des recherches sur l’alimentation car pour notre part il y a bien longtemps que nous avons abandonné la petfood ainsi que sur la stérilisation, qui est une décision qui demande plus de réflexion que ce que nous lui accordons généralement.
Les troubles de la prise de boisson et les questions de soins et traitement sont à voir avant toute chose avec un vétérinaire, en ne mettant pas de côté les médecines dites alternatives.
Là où je peux mettre mon grain de sel, c’est sur la question du repos. Le chien doit avoir la possibilité de s’isoler pour se reposer, il faut donc prévoir cet espace. Au delà de la qualité du sommeil à proprement parler, il est important que le chien ait la possibilité de faire une pause quand les stimulations autour de lui deviennent « trop ».

Le deuxième point a vraiment trait à la relation entre le chien et l’humain et dépend peu du chien lui même.

Sur les autres points, il est question de l’individu. Et ce qui est intéressant c’est qu’il n’y a pas un, mais des équilibres. A la fois parce que chaque chien est diffèrent, mais aussi parce que, pour chaque chien, plusieurs équilibres seront possibles.

Chaque chien aura pour chaque besoin un niveau en deçà duquel il ne pourra pas descendre ( Par exemple Linux pourra accepter de passer de 2 à 1 heure de sortie par jour si on fait autre chose, mais en dessous de 3à min, ce n’est plus possible pour lui, quoi qu’on fasse par ailleurs).Et il aura également un niveau global d’activités minimum (Par exemple, toujours pour Linux, il lui faut globalement être actif 4h/jour). Ce niveau global pourra être atteint de bien des façons, pour peu que l’on veille à respecter les minima de chaque besoin.

C’est ainsi que, en gardant l’esprit ouvert à de nouvelles idées, et en gardant toujours bien en tête les minimums inconditionnels de nos chiens, nous pouvons veiller au respect de leur bien être au quotidien. Soyons clairs et honnête, la sortie sera toujours un impératif. C’est véritablement la base sur laquelle tout le reste peut se construire. Mais sur ce socle, nous disposons de tout un arsenal d’activités possibles à déployer suivant nos possibilités, le temps dont nous disposons, et même nos envies.

 

Jeux d’intelligence, recherche de croquettes dans l’herbe, jogging, jeux de balle, randonnée, clicker, balles distributrices, oreilles de cochons et sabots de veaux, recherche d’objet, pistage, tapis de fouille, emboitement de cartons à déchiqueter, balade collective, frisbee, Kongs, agility, liberté de faire des trous dans un champs ou un bout du jardin, tirer sur une corde, se promener en ville, obérythmée, proprioception…

 

 

 

 

 

La liste est encore longue.

Le plus difficile en général est d’accepter à quel point nos chiens s’ennuient. La plupart des chiens souffrent d’un déficit d’activité, ce qui est à l’origine d’un bon nombre des troubles du comportement pour lesquels, nous professionnels, sommes consultés.

Cependant, une fois ce constat accepté et une attention suffisante apportée au chien pour déterminer de quoi il a besoin, et dans quelle proportion, c’est le début du bonheur. Pour lui qui est alors bien dans ses pattes, et pour nous qui profitons d’un compagnon agréable, parfois même nous découvrons des aspects de lui que nous ne soupçonnions pas.

 

 

 

 

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